ACCUEIL     ENGLISH Bienvenue à Bathurst.ca
Partagez cette page sur : Connect to our Facebook Page Suivez-nous sur : Connect to our Facebook Page
City of Bathurst, New Brunswick
Culture et patrimoine City of Bathurst Coat of Arms Parcs, loisirs et tourisme
Accueil | Culture et patrimoine | Bathurst : Son Histoire

Bathurst : Son Histoire

La paroisse de Sainte-Famille change de nom en 1812, et le village de Nepisiguit, en 1826. Malheureusement, les noms actuels nous ont quelque peu fait oublier le passé historique de notre région. Au début de la colonisation, on donne tout d’abord un nom aux rivières et aux baies. Les villages qui se développent, généralement à l’embouchure des rivières, prennent le nom de ces rivières. Cependant, les missionnaires s’appliquent à consacrer leurs églises et leurs chapelles à un saint. C’est ainsi que les premiers colons de Bathurst ont habité la paroisse de Nepisiguit (les registres de la paroisse de Sainte-Famille remontent à 1798). La première chapelle construite sur la pointe Ferguson, aujourd’hui à l’emplacement du Club de golf Gowan Brae, est consacrée à la Vierge. C’est à cet endroit que s’établit Nicolas Denys. La chapelle disparaît en même temps que son fondateur et est transférée à un autre endroit, à l’emplacement actuel de l’église de la Sainte-Famille. Cette nouvelle chapelle est placée sous le patronage de Saint-Pierre, et le village est parfois nommé Saint-Pierre, mais plus souvent, Nepisiguit. Ce lieu est véritablement le berceau de la ville actuelle de Bathurst et de ses environs.

Le missionnaire François Huot mentionne pour la première fois la « paroisse de la Sainte-Famille de Nepisiguit » dans les registres de la Sainte-Famille, le 5 octobre 1812. L’année précédente, monseigneur Plessis, de Québec, visite les côtes de la baie des Chaleurs. Il se rend de Caraquet à Nepisiguit en canot. Les historiens nous décrivent en détail ce voyage : après avoir quitté Caraquet le 1er juillet 1811, Monseigneur Plessis espère atteindre Nepisiguit à temps pour célébrer la messe du lendemain, jour de la Visitation, mais en raison d’une mer trop calme, il n’arrive que le mercredi suivant. On peut accéder au havre par un passage profond mais étroit. Quatre rivières se jettent dans le havre : les trois rivières Nepisiguit (la grande, la petite et la moyenne) et la rivière Tetagouche. C’est entre ces deux dernières rivières, sur un promontoire, qu’a été construite l’église Saint-Pierre. La ville qui va devenir Bathurst est bâtie sur la pointe opposée qui s’est appelée, pendant longtemps, Saint-Pierre (Révérend père Pacifique de Valigny. Chroniques des plus anciennes églises de l'Acadie, O.F.M. Cap., p. 11).

La ville de Bathurst est ainsi baptisée par l’honorable Howard Douglas, lieutenant gouverneur de 1823 à 1831, en l’honneur du comte Henri Bathurst (1762-1834), troisième du nom, alors secrétaire d’État aux colonies pour le gouvernement britannique. En 1946 et pour la première fois, un descendant direct de ce même comte Bathurst, M. Maurice E. Bathurst, délégué britannique auprès des Nations Unies à New York, se rend à Bathurst, la ville qui porte son nom, à l’invitation du juge Albany M. Robichaud, ancien membre de la confédération des avocats des Nations Unies. L’université du Sacré-Cœur l’honore en lui remettant un doctorat honorifique en droit. Dans son allocution, formulée dans un français parfait, Maurice E. Bathurst souligne l’importance que revêtent les études classiques. Le même jour, au cours d’un banquet donné en son honneur par la ville de Bathurst, il fait entre autres cette remarque pleine de bons sens : « Je sais que votre merveilleuse ville s’appelait à l’origine Saint-Pierre. Je me réjouis de ce changement de nom. S’il n’avait pas eu lieu, je n’aurais pas eu le plaisir d’être parmi vous aujourd’hui, et je doute que Saint-Pierre eût pu se déplacer personnellement. »

La ville ceinture sur trois kilomètres une rade qui part de la pointe Alston, aujourd’hui appelée pointe Youghall, encerclant le havre jusqu’à la pointe Carron, anciennement pointe Indienne. À cet endroit, le chenal fait 270 m de large et est extrêmement profond. Autrefois, des nageurs s’y entraînaient, mais cette coutume a cessé. La baie de Nepisiguit s’étend de Belledune à Pokeshaw. Elle s’ouvre plus loin sur une autre baie, la célèbre baie des Chaleurs. Ce nom lui a été donné par Jacques Cartier par une torride journée de juillet en 1534. Au fil des ans, le magnifique havre où se jettent quatre rivières, est devenu un refuge pour les explorateurs et leurs navires. En 1652, Nicolas Denys, alors gouverneur de la Nouvelle France (Acadie), établit son fort sur le site choisi quelque 35 ans auparavant par les missionnaires Récollet. Aujourd’hui, ce site abrite l’un des cents meilleurs terrains de golf canadiens. Les écrits attestent que la région de la baie des Chaleurs et de Nepisiguit, en particulier la ville de Bathurst, est habitée depuis plus de 350 ans.

Les premiers colons de la région sont les Acadiens, explorateurs et commerçants originaires de différentes régions côtières de France. Quelques années plus tard, d’autres aventuriers arrivent à leur tour, en provenance d’Écosse, comme le commodore George Walker ou les Robertson, d’Angleterre, comme les Young, et en grand nombre d’Irlande, comme les Meahan. Ces peuples y introduisent leur artisanat, ainsi que leurs particularités culturelles et nationales.

À l’intérieur des terres, notamment à Dunlop, à Kinsale (Tetagouche), à New Bandon et à Black Rock, apparaissent des fermes. L’industrie de la pêche se développe le long du littoral, à Beresford et à Petit-Rocher, et le long du havre où la transformation du poisson est une activité importante. On peut encore admirer des hangars à sel du XVIIIe siècle à la pointe A lston (aujourd’hui la pointe Youghall). Les nouveaux colons construisent des maisons et développent l’industrie. Vers 1838, la société Cunard installe ses chantiers navals à Bathurst, faisant de la construction navale la principale activité de la région. Dès 1834, Kent et Stevens découvrent du manganèse à Tetagouche, mais il faudra attendre le vingtième siècle pour que l’industrie minière se développe. La coupe du bois et l’exploitation forestière débute pour des raisons pratiques, mais ces activités deviennent bientôt lucrative avec la construction, à la fin du XIXe siècle, de moulins à papier le long des côtes. Dès 1914, les grands noms de l’industrie des pâtes et papiers apparaissent : McLean, Rankin, Ferguson, Adams et Burns. Au milieu du XXe siècle, l’industrie minière connaît un nouvel essor qui constitue un réel bienfait pour la ville de Bathurst.

En 1826, Bathurst est encore un petit village, avec Nepisiguit et Saint-Pierre, de l’autre côté du havre. En 1912, on donne le nom de Bathurst à toute cette région constituée de trois rives : une à l’oue st, une au sud et une à l’est. Cinquante ans plus tard, en 1962, l’idée d’une ville commence à prendre forme et en 1966, Bathurst devient officiellement la sixième ville du Nouveau-Brunswick, et la seule de la région de Gloucester, au cœur du Nouveau-Brunswick bilingue. Plus de la moitié des 43 000 habitants de la région de la baie des Chaleurs sont bilingues et vivent dans un environnement magnifique et encore préservé. Bathurst est devenu le carrefour régional des affaires. L’éducation, la religion, le sport et les activités culturelles jouent un rôle prépondérant dans la vie quotidienne de ses habitants.


City Hall at Bathurst, New Brunswick

Directeur, Parcs, loisirs et tourisme
Paul Theriault

Réceptionniste / Secrétaire temporaire
Jana Dickie

Programmateur en matière des loisirs
Ryan Wilbur

Tél.: (506)548-0410
Télécopie : (506)548-0406


Courriel : city.tourism@bathurst.ca
Search Bathurst.ca Recherche Bathurst.ca
Wikipedia Bathurst sur Wikipedia
We would like your feedback Vos commentaires